DÉCOUVRIR LE VILLAGE

Présentation du territoire

Située au sud-est du département de l’Ain, au cœur de la région naturelle du Bugey, la Commune de Cuzieu s’étend sur 487 hectares et compte 464 habitants. Elle est mitoyenne avec les communes de Chazey-Bons, Ceyzérieu, Marignieu, St Martin de Bavel et Virieu le Grand. Elle fait partie de la communauté de communes Bugey Sud .
A mi-chemin de Lyon, Genève, Bourg en Bresse, préfecture du département de l’Ain, près des Savoies, Aix les bains, Chambéry et Annecy, elle offre un attrait certain pour ceux qui envisagent de s’installer à la campagne.
Cuzieu a la chance d’appartenir à un département très typé composé de quatre territoires divers et attrayants  : la Dombes, la Bresse, le pays de Gex et le Bugey.


Se rendre à Cuzieu

Par la route
– De Paris : Autoroutes A6 puis A40 puis A42 puis Départementale 1504,
– De Lyon : Autoroute A42 puis Départementale 1504,
– De Genève : Autoroutes A401 puis A40 puis  départementales 992 et 904

Par le rail
– Gare de Virieu-le-Grand sur la ligne Lyon-Genève
– Gare de Culoz sur la ligne Lyon-Genève

Par avion
– Aéroport St Exupéry (Lyon)
– Aéroport de Genève


Plans

 


Histoire de Cuzieu


Extrait de « Cuzieu un village bugiste » N° 94, année 2007, réalisé par la société historique, littéraire et scientifique : LE BUGEY, écrit par Melle Noëlle Rouge.

Cuzieu est une petite commune du bassin de Belley qui couvre 487 hectares. Elle dissémine ou articule le long du chemin départemental 31, ancienne « route napoléon », son chef lieu et quatre hameaux, avec un écart, le cellier de Terrieu, ancien bâtiment monastique.
Le bourg s’est déployé autour de l’église et du château. Les hameaux : Donalèche, Fesne, Vollien et Vérupt se sont installés sur un plateau dont l’altitude varie de 310 à 459 mètres. Le site du Châtelard offre au promeneur un vaste panorama sur les Alpes.

Avant la Révolution, Cuzieu était une communauté de bailliage, élection et subdélégation de Belley, mandement de Rossillon. Son église paroissiale faisait partie du diocèse de l’archiprêtré de Belley. Elle était sous le vocable de St Oyen.

M.C Guigue trouve mention de la paroisse de Cuzieu au XIIIème siècle, sous le terme de Cuisia.
Edouard Philipon cite le Pouillé de Belley qui en 1354 signale l’église de Cussieu sous le vocable de Saint Oyend. Puis en 1439 apparaissent Cusiacus et Cusiaco.

En 1489, M.C Guigue mentionne une bulle du pape innocent VIII « qui unit à la cure de Cusiacus la chapelle Notre Dame de l’église, cathédrale de Belley ».
Au XVIIIème siècle, la carte de Cassini de Thury du nom d’une fameuse dynastie de cartographes écrit Cuzieu, nom retrouvé dans l’annuaire de l’Ain de 1850.

Les noms des curés jusqu’à la fin du XVIIIè siècle.
En 1631, le premier curé mentionné s’appelle Vion sans prénom.
En 1634, on trouve Puthod et un certain Bisson.
En 1643 et 1644, avec un acte de mariage, la mention de « concuré » apparaît avec Dérupt.
En 1646, on trouve les deux « concurés » Humbert Veillet et Barthélémy Vion.
En 1660, c’est Benoit Conchard qui signe.
En 1675, Bonvin curé, Veillet concuré
En 1680, le 16 décembre on a affaire qu’à un vicaire, Anthelme Farcy.
En 1681, arrive Henri Derupt.
A partir de 1706, apparait un personnage d’une certaine importance François Mugnier. Il signe d’abord vicaire puis curé et cela jusqu’au 12 juillet 1726.
A partir de 1758 et jusqu’en 1792 est installé un personnage de valeur Jean Baptiste
La Baume. Il assure de bout en bout son ministère de curé, non sans mérite car la révolution est en route depuis 1789.

Le 4 novembre 1792 Humbert Béatrix est responsable de l’état civil en tant que maire élu.

Registre de 1853 à 1862
Registre de 1853 à 1862

Extrait de « Cuzieu, une commune bugiste “foncièrement” bonapartiste ? »N° 92, année 2005, réalisé par la société historique, littéraire et scientifique : LE BUGEY, écrit par Melle Noëlle Rouge.

Registre de 1853 à 1862Les archives municipales de la commune gardent les comptes rendus des conseils municipaux depuis l’an VIII (1799-1800) de la “République Une et Indivisible”.
A plusieurs reprises et, principalement sous le Second Empire, le conseil municipal s’adresse “nommément” aux autorités les plus haut placées qui gouvernent la France, certes, lors d’évènements mémorables et l’empereur Napoléon III semble être devenu au cours de cette période un interlocuteur privilégié.
Les évènements de la fin des années 1840 ont bouleversé le régime politique de la France avec le passage de la monarchie de Juillet à une Deuxième République au travers de journée d’émeutes, puis au coup d’Etat qui permit le rétablissement de l’Empire.

Ils furent accompagnés de plusieurs élections et la réapparition de plébiscites. Ils eurent un retentissement indéniable dans cette petite commune qui est au maximum de sa population : quatre cent six habitants depuis 1843-1845, avec cent seize inscrits sur la liste électorale. Il parait nécessaire de rappeler que les conseils municipaux sont surveillés, autant sous la monarchie de Juillet que sous le Second Empire. Dans la première période, seuls les plus riches ont le droit de vote. Ainsi le 16 août 1846, le maire est nommé par le préfet Lavigne qui confirme le choix des adjoints établi pour trois ans par le comité d’arrondissement. On “jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte Constitutionnelle et aux lois du Royaume”.


Histoire vraie

Dans le livre « Les grandes affaires criminelles des Pays d’Ain » de Roger JAY, est relaté un fait divers du temps passé dans la commune de Cuzieu, du presque rien, mais qui témoigne de la vie dans les campagnes au 19 siècle.
 
Le brigand d’ailleurs s’appelle JAY et c’est sans doute cette similitude de nom entre l’auteur et le voleur qui a valu à cette histoire de figurer dans ce livre.

« Les curés étaient des proies faciles en ces temps difficiles, souvent vieux, souvent retenus à l’office, ils laissaient le champ libre aux vagabonds malfrats.
C’est ce qui advint le 23 novembre 1856 à Cuzieu au curé du village Joseph JUILLARD lors de la messe dominicale.
Pendant que  l’office était célébré, Joseph VEUILLET, cultivateur, peu pratiquant… de passage sur la place, aperçoit un individu sauter d’une fenêtre de la cure avant de s’enfuir du côté de la montagne !
L’agriculteur court jusqu’à la taverne et s’adjoint le secours des deux frères MICHAUD dont l’un est garde-champêtre. Ils mettent rapidement la main sur le voleur paniqué tapi dans un buisson. Ramené sur la place au milieu de la foule, il prétend que le plus gros du butin a été emporté par son complice : 945 francs, ce qui représente une belle somme. N’oublions pas qu’au passage, le cambrioleur a vidé les bouteilles de liqueur dans l’appartement du curé.

Or, quelques autres habitants, partis fouiller les bois où le compère avait été déniché, rapportent triomphalement la somme d’argent et le passeport de l’individu au nom de JAY Hyacinthe.
Le juge de Belley relève d’étranges coïncidences avec un autre vol à la cure de Pollieu le 28 septembre de cette même année. Là aussi, il fut pris en chasse par deux jeunes hommes de 17 et 18 ans qui perdent sa trace au port de Lavours où effectivement les douaniers ont aperçu l’homme traqué.
Arrêté, JAY est reconnu coupable de ces deux vols malgré sa défense brouillonne. Par contre, lors de son  jugement au tribunal de Bourg, il ne sera condamné que pour le vol de Cuzieu, parce que les douaniers ne reconnaissent pas en lui l’homme qu’ils avaient aperçu au port.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là, puisque nos voisins savoyards, demande à la justice française de leur livrer le voleur, car celui-ci doit effectuer une peine de prison de neuf  mois en ce pays qui ne deviendra français qu’en 1860, rappelons-le.

Une affaire qui prouve que croyants ou pas, les gens de Cuzieu prenaient à cœur de protéger leur curé ….. »

·  Auteur : Roger Jay ·  Editeur : Taillanderie ·  Date de parution : mars

 


Liste des maires de 1792 à ce jour

 


Patrimoine

Les Fours Banaux

Chaque hameau a son propre four banal restauré par la commune.
Bâtis en pierre et majoritairement couvert de lauzes, ils servent encore aujourd’hui à cuire pain et tartes.
Grâce à cette activité, les gens du village se retrouvent pour un moment de convivialité.


Eglise

Edifice néogothique récent.
Elle a été édifiée dans le courant du XIXème Siècle au Bourg de Cuzieu, récemment restaurée par la Mairie.
Grâce à son chauffage, elle permet d’accueillir en hiver les messes de la paroisse et tout au long de l’année choristes et musique classique.

Pierre tombale fixée au mur extérieur de l’église.

Pierre tombale de la guerre 1914-1918 fixée à l’intérieur de l’église


Lavoir de Vollien

Situé au milieu de la verdure, les eaux de source remplissent un grand bac en pierre recouvert d’un toit à quatre pans.

 

 


Les Croix

Croix de Cuzieu avec plaque du jubilé

Il reste sur la commune deux croix en fer forgé d’une mission de 1897. Elles sont situées, l’une à Vérupt au milieu du hameau, l’autre, avec une plaque du jubilé de la Rédemption (1983-1984), don des paroissiens, au carrefour de Cuzieu sur la départementale.


Monument aux morts

Il est situé proche de la mairie au hameau de Fesnes.

 

 

 


Le Château

Il s’agit d’un édifice privé. Infrastructure et terrasse remonteraient au Moyen Age. La façade date du XVIIIème siècle. Elle est adoucie par un escalier à double volée qui encadre une fontaine

 


Le Cellier des Dames de Bons

Fenêtre à meneauxIsolé à Terrieu, un ancien cellier de l’abbaye des Dames de Bons créée en 1155 par Marguerite de Savoie, qui fut mise deux ans plus tard sous la tutelle des moines de Saint Sulpice.
Il appartient à des particuliers.


La Tourbière

Située sur un terrain privé, sa surface est de 4.38 ha.
Le massif du Bugey est une région d’une grande richesse biologique. A l’écart des principales voies de communication, au moins dans sa partie la plus au sud, il reste bien préservé. L’ensemble est particulièrement diversifié. Le site considéré appartient aux tourbières dites alcalines. Elles se développent sur des sols riches en calcaire. La tourbe qui s’y accumule est formée de nombreuses laîches (touffes de longues feuilles) mais aussi de mousses particulières : les hypnacées. La tourbière de Vollien est en partie occupée par des milieux humides : prairies humides, “bas-marais” (marais tout ou partie alimenté par la nappe phréatique). Le site est pâturé. Plusieures espèces végétales remarquables s’y développent. Citons l’Utriculaire commune. Les feuilles de cette plante aquatique portent de petites outres, appelées utricules, capables de capturer de petits animaux. Entièrement immergée, l’Utriculaire commune passe inaperçue une grande partie de l’année. Elle se remarque en été par la présence de petites fleurs jaune vif qui apparaissent à la surface de l’eau. La faune présente aussi un certain intérêt. En saison de nidification, les roselières sont animées des champs grinçants de la Rousserolle turdoïde. Les libellules sont également bien représentées avec des demoiselles (Agrion gracieux) et des libellules (Cordulie à tâches jaunes).

Source : ZNIEFF de type I (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique)
N° régional : 01210021


Les puits

De nombreux puits sont encore actifs sur la commune.

Chaque ancienne propriété possède encore son puits, l’eau est pompée pour l’arrosage des jardins ou sert à abreuver les animaux.

 


L’ancienne fruitière

Les cultivateurs du village apportaient leur production de lait à la fruitière. Ce lait était utilisé pour la fabrication de fromage.
A sa fermeture, dans les années 60, le bâtiment a été restauré, mis en location, puis vendu en 2016.
Il reste de ce passé un chaudron en cuivre qui se trouve devant la mairie.